Note des Associations de Journalistes à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la Liberté de la Presse : ANJP et AJRIS

SOCIÉTÉ

Jacmel, le 3 Mai 2022

Note des Associations de Journalistes siégeant dans le département du Sud-Est (ANJP et AJRIS) à l'occasion de la célébration de la Journée mondiale de la Liberté de la Presse

Au moment même où nous sommes en train de célébrer la journée adoptée par l’Organisation des Nations-Unies pour exiger des gouvernements de la terre la garantie des droits indéniables des Journalistes d’informer la population mondiale sur ce qui se passe, il y a des endroits du monde où nos consœurs et confrères sont en passe de devenir la proie des prédateurs pour les réduire au silence.

Au moment même où des débats sont en train d’initier pour réfléchir sur le respect des principes de l’éthique, de la déontologie dans l’exercice de la profession de journalisme que ce soit ici en Haiti ou ailleurs, les agitateurs de l’ombre sapent les efforts pour instaurer une situation de trouble et d’affaiblissement du secteur.

Au moment où la necessité de solidarité est on ne peut plus importante pour protéger la vie des journalistes, certains pouvoirs rétrogrades, féroces et barbares continuent à intimider nos braves consœurs et confrères qui, en depit de tout, font œuvre qui vaille pour ne pas céder. Certains même d’entre eux donnent leur vie afin d’accéder à la bonne information.

Dans certains pays, la presse est baîllonnée. Dans d’autres, elle est censurée. Chez nous en Haïti, elle est vilipendée et affaiblie.
Cet avilissement et cet affaiblissement peuvent s’expliquer dans la lenteur du pouvoir public à intervenir dans les intimidations, les menaces, les bastonnades, les assassinats et, enfin, dans la disparition de nos confrères.
L’inaction de la justice représente un profond mépris à l’égard des Journalistes Haïtiens et ouvre du coup la voie à n’importe qui dans la société Haïtienne de faire ce qui lui semble bon aux travailleurs de la Presse. Du simple policier, à la plus haute autorité de l’état. Du citoyen ordinnaire et même certains avocats n’accordent pas trop d’importance aux journalistes qui, dans un sentiment sacerdortal, servent leur communauté.

En cette occasion spéciale, nous appelons la bonne foi des gouvernements du monde entier et aux tenants du pouvoir en Haïti: » Cessez vos pratiques de sourds et d’aveugle » sur le lynchage des journalistes. Abandonnez votre folie démoniaque pensant que la meilleure proie à dévorer n’est autre que des journalistes parce que ce sont eux qui ouvrent les yeux bandés et qui délient les langues des silencieux. Car les journalistes ne sont pas les arbres qui cachent la forêt, ni les pompiers qui interviennent après que l’incendie a déclaré, mais plutôt le miroir qui fait voir les deux faces. Ils préviennent les feux de forêt.

Aucun acte, aucune agression, Aucun assassinat, aucune disparition, entre autres, de journalistes ne peuvent justifier le comportement humain d’un dirigeant qu’il soit politique, économique, militaire quelconque.

L’ Association Nationale des Journalistes Professionnels (ANJP) et l’Association des Journalistes et Reporters d’images du Sud-Est (AJRIS) crachent leur indignation commune sur les mauvaises pratiques risquant de devenir règles dans la professionnalisation du métier de journalisme dans le pays.

Nous souhaitons que ce 3 Mai 2022 soit un moment décisif dans la sauvegarde de la Presse Haïtienne, un patrimoine indubitable.

Joanel FRANÇOIS
Ezechiel Louis-Charles.

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