Sud’Est-Culture: Clôture de la troisième exposition de photos organisée par le photographe Dikens Lundi à l’Alliance Française de Jacmel…

PASSEPORT MAGAZINE

Par Christien SYLVAINCE

Le photographe Dikens Lundi, originaire du Sud-est, vient de clôturer sa troisième exposition de photos, ce samedi 18 décembre 2021, à l’Alliance Française de Jacmel.

Il est l’unique photographe autodidacte dans le Sud’est qui arrive à organiser trois expositions de photographie dans la ville de Jacmel.

Transport madan Sara, c’est autour de cette thématique que le jeune photographe a présenté son travail aux jacmeliens. Selon Dikens,  » transport madan Sara », c’est un projet pour rendre un vibrant hommage aux femmes qui vivaient à la campagne et qui risquent leur vie sur des camions en cherchant de quoi vivre, payer la scolarité des enfants et servir ceux qui vivent dans la capitale d’Haïti en provision agricole.

Les jeunes jacmeliens ont eu la chance de vivre l’histoire de »Madan Sara » à travers les clichés de ce photographe qui utilise l’art de la photographie en tant que médium pour raconter une histoire. Pour donner plus de vogue lors de l’ouverture de cette exposition le mardi 14 décembre 2021.

Si le 19 août 1839, lors d’une séance officielle à l’Institut de France, Louis-Jacques-Mandé Daguerre divulgua le premier procédé photographique qu’il était parvenu à mettre grâce au travail de son associé Nicéphore Niépce. C’est pour faire référence au daguerréotype que le jeune cadreur a capturé les images en « noir blanc » .

M. Dikens a invité deux sociologues pour présenter une conférence autour de ce sujet. Il s’agit de l’ancien maire de Jacmel, le professeur-sociologue Ronald Andrice et le sociologue Edzer-Fils Laulidor.

La photographie devient un métier très pratiqué dans la ville de Jacmel. La majorité des photographes sont des jeunes qui utilisent ce métier comme moyen pour avoir de l’argent, d’autres le pratiquent comme un art, qui rayonne le goût de l’esthétique dans le Sud’est d’Haiti.

Pour parvenir à la réalisation de la 3e édition, le jeune photographe s’est sacrifié pour se rendre dans de différents départements du pays aux fins des prises de vue des Madan Sara au moment même de vaquer à leurs occupations.

Rareté de carburant, manque de moyens de transport et financiers, impression, sont quelques-unes des difficultés rencontrées, a expliqué le photographe Dikens Lundi.

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