Sud’Est-Société: Pour commémorer la journée internationale des droits de la femme, une marche pacifique organisée par Fanm Deside à Jacmel…

POLITIQUE SOCIÉTÉ

Par William TOUSSAINT


Pour marquer  la journée internationale des droits de la femme à Jacmel, une marche pacifique a été organisée, ce lundi 08 mars 2021 par l’organisation Fanm Deside de concert avec d’autres organismes de femmes de la région du Sud’est.


 «Respè Dwa, Lavi ak Sekirite Fanm Dwe yon Angajman pou nou rive nan yon sosyete san fòs kote  », c’est autour de ce thème que des centaines de femmes de: Fanm Deside, AFL, REFOJ, MOFVAS et FADAD, vêtues en noir, pancartes en main, ont sillonné les rues de la cité d’Alcibiade Pommayrac pour dire non, entre autres, à la violation de leurs droits, au kidnapping, à l’insécurité, à l’injustice, à l’inégalité sociale et à la violation de la constitution.  


Ludgine Dauphin, responsable de communication de Fanm Deside, a profité de l’occasion pour encourager les autorités à mettre un terme à l’exclusion des femmes, notamment dans l’administration publique, à combattre les  violences de toutes sortes dont elles font face chaque jour. La militante féministe n’a pas caché sa frustration par rapport aux violences de tous les jours dont sont victimes les femmes, elle a aussi pointé du doigt la mairie de Jacmel, comme quoi, cette dernière serait sans pitié pour les marchandes au marché communal, en mettant des agents de sécurité qui, parfois, font mal à ces  » petites marchandes ». Elle a aussi mis l’accent sur la question du genre qui doit être pris en compte  et donner aux femmes la possibilité de s’assumer elles-mêmes.     


De son côté, Altagracia PIERRE, déléguée de Fanm Devwe an Aksyon pou Devlopman nan Demontrèy (FADAD), a usé de cette occasion pour cracher sa colère face aux différents problèmes que confronte le pays durant ces dernières années. Toutefois, la responsable de la section culturelle de FADAD croît que le pouvoir central doit bien équiper et renforcer la police du Sud’est afin qu’elle puisse sécuriser la population. Justice pour les personnes incarcérées, dont les femmes en détention préventive prolongée, a-t-elle réclamé.


Accompagnées de la police, sur tout le parcours, ces femmes ont beaucoup évoqué l’idée selon laquelle le pays est dirigé par un président dont le mandat est arrivé à terme depuis le 7 février dernier, mais qui refuse de céder la place. 


Pour boucler cette marche, Marie-Ange NOËL, coordinatrice de Fanm Deside, aux noms de toutes les organismes de femmes, se dit déterminée à fouler le béton jusqu’à jouir pleinement de ses droits bafoués. ‘ «Jiskaske peyi a libere anba rejim PHTK a. Jiskaske nou jwenn sekirite. Jiskaske nou ka viv san kè sote », tels ont été les mots forts de son intervention au cours de cette marche qui a vu une forte présence des femmes.


Aussi, faut-il souligner que ces femmes ont pu voir la présence de certains leaders, notamment Fredner GAY, membre influent du Kolektif 7 fevriye qui, à son tour, a rehaussé l’éclat de cette marche.


Jusqu’à quand, les droits des femmes seront scrupuleusement respectés en Haïti?

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